LES DIEUX SOMBRE

LES DIEUX SOMBRE
Il existe quatre grands dieux du Chaos, quatre membres dans la ténébreuse fraternité qui règne sur les régions infernales connues sous le nom de Royaumes du Chaos. Il ne s'agit pas de royaumes matériels mais d'un endroit sans barrières physiques ou temporelles, un univers de limbes, par-delà le soleil et les étoiles. De leur position hors du temps et de l'espace, les dieux du Chaos se penchent sur les mortels comme des hommes observant une fourmilière.

Ils regardent avec intérêt pendant un temps une minuscule créature se débattre, jusqu'à ce qu'un nouvel individu s'agitant capte leur attention ou que leurs regards soient attirés ailleurs, vers un nouveau monde ou vers des choses dignes de leur divin intérêt. Pendant ce temps, les humains sont livrés à eux-mêmes. Ainsi en est-il de la nature divine, capricieuse, aussi prompte à récompenser qu'à châtier, au-delà des facultés de compréhension humaines.

Les quatre grands dieux du Chaos sont nommés comme suit. Le premier et le plus puissant de tous est Khorne, Dieu du Sang, qui est aussi appelé le Seigneur des Crânes. Le second en puissance est Tzeentch, l'Architecte du Changement, appelé par certains le Grand Sorcier. Le suivant est Nurgle, Seigneur de la Déchéance, qui est également le Maître de la pourriture et de la Pestilence. Nurgle est le plus splendidement infecte des dieux du Chaos. Le dernier est le jeune Slaanesh, magnifique Prince du Chaos, séduisant et pervers dans ses faveurs surnaturelles.

Les dieux du Chaos possèdent chacun leurs particularités, leurs propres démons et leurs propres territoires au sein des Royaumes du Chaos. Chacun lutte pour assurer sa domination sur les autres mais, même si un dieu parvient à prendre pendant un temps l'ascendant, aucun d'entre eux n'a jamais réussit à vaincre totalement les autres. Lorsqu'un des dieux prend le dessus, les autres s'allient contre lui puis s'entre-déchirent jusqu'à ce que l'un d'eux prenne le pas sur les autres pour être à son tour vaincu par une alliance. Leurs champs de bataille ne se trouvent pas dans les Royaumes du Chaos mais dans les mondes mortels dont fait partie le Vieux Monde, parmi une multitude d'autres. Les humains livrent donc bataille pour l'amusement et le plaisir des dieux du Chaos.

Le Vieux Monde illustre plus que parfaitement la lutte entre les dieux et les mortels. Dans les régions septentrionales du Vieux Monde, se trouve une zone de ténèbres, une sorte de porte, un trou noir reliant les Royaumes du Chaos aux mondes des mortels. Un lieu où la demeure des humains communique avec le domaine des dieux. La magie s'échappe de cette porte de ténèbres, apportant avec elle son cortège de démons et d'esprits malveillants. C'est ainsi que le Vieux Monde se trouve entre l'univers matériel et les Royaumes du Chaos. Lorsque l'influence du Chaos se fait plus forte, la porte s'agrandit et les frontières nord du monde sont englobées dans le Chaos. Si les pouvoirs du Chaos finissent par dominer le monde entier, alors les âmes de ses habitants seront damnées pour le reste de l'éternité au grand bénéfice des dieux du Chaos.

Les quatre dieux sont connus à travers le monde sous bien d'autres noms, et leurs formes varient, mais quelles que soient leurs apparences ou leurs noms, ils incarnent invariablement les quatre grandes puissances.

# Posté le jeudi 26 mars 2009 11:59

KHORNE

KHORNE
Khorne est le dieu du sang, le Dieu Noir du meurtre et de la colère aveugle, de la destruction massive et de la guerre à outrance, celui dont les rugissements de rage résonnent à travers le temps et l'espace. Il siège sur un énorme trône d'airain surmontant une montagne de crânes et d'ossements blanchis par les âges. Ce sont les restes de tous ses champions morts au champ d'honneur et des guerriers qu'ils ont immolés en son nom. La hauteur toujours croissante de cette gigantesque pile d'ossements reflète le succès incontesté de ses dévoués adorateurs, nourrissant sa gloire mais n'apaisant jamais sa soif de sang et de mort.

Khorne est celui des dieux qui incarne la violence la plus aveugle et la plus absolue, anéantissant tout ce qui passe à sa portée, tuant amis et ennemis sans aucune distinction. Il est le Grand Prédateur des Ames rabattant les hordes du Chaos Indivisible vers son trône. L'appel de sa corne résonne puissamment jusqu'aux profondeurs de l'Oeil de la Terreur, giron du Chaos, incitant perpétuellement ses serviteurs à traquer et massacrer de nouvelles proies. Khorne garde toujours un ?il assidu sur tous les massacres qui sont perpétrés en son nom, et ses immenses rugissements de rage et de plaisir résonnent d'un bout à l'autre du Warp, déchirant les méandres de l'espace et du temps, provoquant jusqu'à l'anéantissement complet de petite partie de la galaxie.

Khorne est un guerrier noble qui respecte force et bravoure et ne prend aucun plaisir à voir périr les faibles, considérant les victimes sans défense comme indignes de sa fureur. On raconte que le sort épargnera tout guerrier brave qui invoquera Khorne et remettra son âme entre les mains du Dieu du Sang. On dit également que les démons de Khorne traqueront et élimineront tout guerrier qui trahirait son honneur par le meurtre d'un innocent sans défense ou par l'assassinat lâche et de sang froid. Le plus grand plaisir de Khorne est de voir des armées s'affronter et le sang des mortels couler.

Khorne est généralement représenté sous la forme d'une silhouette humanoïde puissamment charpentée, toute en muscles et haute de plusieurs centaines de pieds, dominant de son grand trône aux motifs étranges une montagne d'ossements sanglants, dont la majeure partie provient de temps immémoriaux. Il porte une impénétrable armure de plaques d'une conception étrange et unique, faite d'un étrange métal noir et d'airain, très travaillée, et gravée de nombreux crânes grimaçants. Sa tête prognathe est coiffée d'un titanesque casque ailé cachant presque intégralement son faciès de chien enragé. Il s'appuie sur une gigantesque épée à deux mains faite de la même substance noire que son armure et porte aux doigts de nombreux anneaux d'airain ornés de la rune du crâne. C'est du moins ainsi qu'il apparaît dans les visions de ses adorateurs, mais qui peut dire quelles formes peuvent revêtir les dieux pour accomplir leurs sombres besognes ?

Khorne regarde d'un oeil particulièrement bienveillant ceux qui massacrent leurs amis ainsi que leurs alliés, et plus une créature a semé la mort et la destruction, plus son sacrifice lui est agréable. Les serviteurs de Khorne n'ont aucun d'ami, et peu de fréquentations durables car tout le monde est susceptible de lui être sacrifiés pour sa plus grande gloire. Un serviteur particulièrement dévoué de Khorne peut même à tout moment tenter d'offrir la vie et l'âme d'un de ses condisciples au Dieu du Sang ! Les serviteurs de Khorne nouent bien des alliances provisoires, parfois, mais tous savent parfaitement que tout être doué d'intelligence les craint et les hait, et tentera en ce sens de se débarrasser d'eux à la première occasion. Et c'est à raison, car ceux sachant cela, n'hésiteront jamais à conclure les termes d'un contrat par un bain de sang.

Le symbole de Khorne est celui la même de la mort, un crâne grimaçant. Il est très souvent figuré par une rune étrange et terrifiante, un X à la base traversée d'une barre, souvent constellée d'une multitude de crânes sculptés. Les vêtements et armures de ses serviteurs, toujours fonctionnels, sont souvent rouge, noir et cuivre, à savoir les couleurs du sang, de la mort et de l'armure de Khorne lui-même. Le chiffre huit est également associé à Khorne comme symbole sacré, et il se reflète dans l'organisation même de ses armées de serviteurs démoniaques ou mortels. Il est rare de ne pouvoir identifier un symbole comme appartenant à la divinité, tant ceux-ci sont équivoques et dénués de fourberie, aspect qu'elle ne supporte pas. Khorne ne possède pas de temples dédiés à proprement parler, mais sa messe noire est scandée avec ferveur sur tous les champ de bataille du monde entier. D'autre part, ses serviteurs croient qu'ils lui feraient un profond affront en perdant de leur temps à construire des temples inutiles et à l'y vénérer alors qu'ils pourraient tout aussi bien l'employer à massacrer les mortels en son nom.

Toute vie qui est ôtée par un des serviteurs de Khorne, si infime soit-elle, accroît d'autant la puissance croissante du Dieu ténébreux du Sang. Khorne ne semblant jamais pouvoir réfréner son furieux appétit d'âmes mortelles, ses serviteurs les plus fanatiques et dévoués se font les instruments zélés de sa soif de tueries et errent à travers le monde entier, massacrant et exterminant toute vie sur leur passage. Le pouvoir du dieu va donc toujours grandissant, celui-ci maintenant son règne tyrannique dans le massacre du combat et dans le sang inépuisable de ceux qui meurent du fait des guerres, et ce qu'ils soient victimes ou bourreaux.

Khorne a pour principal rival, Tzeentch, le Grand Sorcier. Tzeentch est le protecteur des sorciers au même titre que Khorne est celui des guerriers. Bien entendu, cela n'empêche nullement Khorne et Tzeentch de faire cause commune lorsque cela s'avère nécessaire. Associés, ces deux divinités sont plus puissantes que toutes les autres réunies. De tous ses frères maudits, celui que Khorne apprécie le moins est le jeune Slaanesh, l'arriviste, dont le maniérisme pédant est un affront pour ses valeurs martiales. Khorne a néanmoins recours au prince du Chaos lorsque cela est nécessaire, même s'il y répugne grandement.
ux Monde, parmi une multitude d'autres. Les humains livrent donc bataille pour l'amusement et le plaisir des dieux du Chaos.

Le Vieux Monde illustre plus que parfaitement la lut
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 12:10

TZEENTCH

TZEENTCH
Tzeentch est le Dieu de la chance et du hasard, l'architecte cosmique de la destinée et de l'avenir. Tzeentch est connu sous plusieurs titres, les plus fréquents étant le Modeleur d'Avenirs, le Maître du destin, le Grand Conspirateur; ou l'Architecte du Changement. Ces titres reflètent l'expertise avec laquelle il appréhende la destinée, l'histoire, ainsi que complots et intrigues.

Tzeentch est surtout le Grand Conspirateur, le maître des complots et des intrigues. Parce qu'il sait tout des rêves et des projets des mortels, il est capable de prédire la ou les directions qu'empruntera l'avenir. Tzeentch est à l'affût de tout événement et de toute intention, et à partir de ces informations, son esprit surpuissant peut déterminer lesquels influeront ou non sur l'avenir.

Tzeentch est le plus étrangement constitué des quatre frères. La peau de Tzeentch est parcourue de visages changeant constamment, lorgnant et se raillant de qui les regardent. Quand il parle, ces visages répètent parfois ce qu'il dit avec de subtiles mais importantes différences ou font des commentaires jetant le doute sur ses paroles. Ceci rend l'interprétation des paroles de Tzeentch particulièrement difficile. Ces visages secondaires apparaissent et disparaissent rapidement, mais le vrai visage de Tzeentch, lui, ne change pas. Son visage plissé descend très bas et n'a pas de cou, de sorte qu'il est difficile de distinguer sa tête de sa poitrine. Ses cornes courbées semblent jaillir de ses épaules plutôt que de sa tête. Il apparaît comme suspendu au-dessus d'une mer de brume multicolore. Le firmament entourant Tzeentch est épais et saturé de magie. Il s'enroule autour de sa tête en des motifs subtils et entrelacés. Des lieux et des gens prennent forme dans cette fumée quand l'esprit de Tzeentch contemple leur destinée. C'est la forme décrite par ses adorateurs et sous laquelle il est représenté dans ses temples.

Tzeentch calcule et complote pour servir ses propres intérêts, à la portée inimaginable, tantôt en soutenant des causes mortelles, tantôt en les nuisant, manipulant constamment le réseau complexe des fils de la destinée dont dépendent les secrets de la vie et de la mort.

Son esprit est à l'écoute des projets et aspirations de chaque être et de chaque nation. De son oeil infaillible, il suit le développement de ces projets dans l'Histoire. Mais Tzeentch ne saurait se contenter de n'être qu'un spectateur face au théâtre d'une Histoire qui s'écrirait sans lui. Il a ses propres desseins, bien qu'il soit impossible de les déterminer avec certitude. Ses intentions sont complexes, ses plans incroyablement alambiqués et à excessivement long terme. Peut-être projette-t-il de renverser les autres Puissances ou d'étendre son domaine au royaume des mortels. Quel que soit son objectif ultime, il cherche à l'atteindre en manipulant les vies d'individus afin d'influencer le cours de l'histoire. En offrant puissance et magie, il attire des personnes d'influence à sa cause, et affecte du même coup la vie de bien d'autres. Cependant, bien peu d'intrigues ourdies par Tzeentch sont simples, et au premier abord, beaucoup peuvent sembler contradictoires avec d'autres ou opposés à ses propres intérêts. Seul Tzeentch lui-même peut voir les fils des futurs potentiels se dérouler avec le temps comme des pelotes de laine multicolores et entrelacées.

Parce que les desseins de Tzeentch sont impénétrables, il est impossible de deviner ce que sont ses buts ou intentions réels. Ses machinations se révèlent invariablement plus subtiles et complexes qu'elles n'y paraissaient au premier abord, et même ses serviteurs les plus loyaux sont susceptibles de ne découvrir que trop tard qu'ils ne sont que des pions sur son échiquier divin. Tzeentch est aussi le dieu de l'énergie mentale et de la magie, forces brutes du changement lui-même.

Tzeentch se nourrit du besoin et de l'aspiration au changement, qui sont une part essentielle de la nature humaine. Ce désir de changement fait également partie de la nature des nains et des elfes, mais dans une mesure très différente, l'homme étant une espèce bien plus versatile et ambitieuse. Tout être humain rêve de richesse, de liberté, et d'un avenir plus beau. Ces rêves ne sont pas réservés aux démunis et aux faibles, car même l'homme riche est avide de nouvelles richesses ou désire se délester de ses responsabilités. Tous ces rêves créent une forte tension vers le changement, et les ambitions des nations constituent une force capable de changer le cours de l'Histoire. Tzeentch est l'incarnation de cette force.

De toutes les puissances du Chaos, Tzeentch est le plus grand magicien. La magie est le plus puissant agent du changement, et ceux qui y ont recours figurent parmi les être les plus ambitieux et assoiffés de pouvoir. De nombreux champions de Tzeentch sont également sorciers, tandis que d'autres sont simplement susceptibles de recevoir divers pouvoirs ou artefacts de la part de leur Dieu tutélaire. Son chiffre sacré est le 9.

Certains démons de Tzeentch sont des créatures de pure énergie magique, et apparaissent souvent comme transparents ou brillant de l'intérieur. Les démons mineurs ou Horreurs, jettent des sorts en se déplaçant, tandis que les Incendiaires de Tzeentch projettent des flammes multicolores de magie brute.

Les démons majeurs comme les énigmatiques Ducs du Changement, sont d'une puissance considérable, et leur pensées se matérialisent en une brume changeante et multicolore tournoyant autour de leur tête. Toute cette magie donne aux serviteurs et démons de Tzeentch un caractère très distinctif et pittoresque.

Tzeentch est presque aussi puissant que Khorne mais ses pouvoirs suivent un axe différent. Il est le maître de la magie et de la subtilité. C'est Tzeentch qui maintient les Royaumes du Chaos hors du temps et de l'espace et c'est lui qui préside à la destiné de l'univers matériel. Ses menées sont toujours complexes et obscures et il est le principal artisan des alliances secrètes entre les dieux.

Chaque puissance du chaos à sa nemesis, une autre Puissance dont la nature est l'antithèse de la sienne. Tzeentch est l'éternel adversaire de Nurgle. Son énergie provient du désir ardent de changement, de forger son destin, de changer le cours de évènements, et d'atteindre le pouvoir. Il représente tout à fait le contraire de Nurgle, dont le pouvoir repose sur le défi et le désespoir.
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 12:13

NURGLE

NURGLE
Nurgle est empli d'une énergie et d'un enthousiasme morbides, et ses démons voyagent à travers le temps et l'espace pour répandre les épidémies et la corruption, accomplissant une Danse de Mort à travers les villes et cités qu'ils veulent infecter. Les mortels qui succombent à la peste de Nurgle ne sont jamais libérés de leurs souffrances, car leurs âmes sont réclamées par le dieu de la peste qui en fait de nouveaux serviteurs démoniaques. Si un mortel est serait ne serait-ce qu'effleuré par un démon de Nurgle, il attrapera une maladie répugnante, et est condamné à mourir dès cet instant. On dit qu'un mortel en train de succomber à une maladie peut déjouer la mort en invoquant Nurgle et en promettant son âme au Seigneur de la Putréfaction.

Son gigantesque corps est énorme et boursouflé, sa chair en décomposition est gonflée par la pourriture, constellée de bubons, de chancres, de maladies diverses et porte les cicatrices de multiples plaies et lésions. Sa peau est d'un vert cadavérique, sa surface de cuir craquelée suppure, perd de ses humeurs et du pus. Ses organes internes, pendouillent en grappes par les crevasses de sa peau. De petits démons appelés Nurglings jaillissent de ses organes et parcourent sa carcasse putride, s'agrippant aux lambeaux de ses chairs pour en sucer les furoncles lépreux et se repaître du jus nauséabond qui s'en écoule. Telle est l'apparence de Nurgle, bien que les mots soient impuissants à décrire convenablement une telle horreur.

Nurgle est le Grand Seigneur de la Putréfaction et le Maître de la Peste et des Epidémies dont la carcasse est rongée par la maladie et la vermine. La maladie et les fléaux l'attirent comme une mouche est attirée par un corps en décomposition. Ce qui le fascine le plus est la vie des affligés et des moribonds. Il propage la maladie et les fléaux de ce monde pour son plaisir. Beaucoup des maladies les plus horribles comme la fièvre rouge, la peste et la terrible Pourriture de Nurgle sont ses créations.

Nurgle est aussi le Seigneur de Tout car toute chose, aussi solide et durable qu'elle puisse sembler, est condamnée à la corruption physique. En effet, le principe même de la construction et de la création annonce la destruction et la dégénérescence. Le palais d'aujourd'hui est la ruine de demain, la jeune vierge du matin est la vieille décatie du soir, et l'instant d'espoir n'est que le fondement du regret éternel.

Quelle est la réponse des hommes à l'indéniable et inévitable futilité de la vie ? Est-ce de s'allonger et d'accepter la mort et de voir réduire à néant leur moindre effort ? Non ! Face à la fatalité de la mort, quelle autre réponse peut-il exister que de traverser la vie à toute allure, emplissant chaque jour d'espoir, d'allégresse, de bruit et de mouvement. C'est ainsi que la joie et les efforts des hommes sont engendrés par la déchéance et la futilité. Il est indispensable de saisir ceci pour comprendre l'action du Grand Seigneur de la Putréfaction et de ses adorateurs.

Une fois que l'on a cerné le Pouvoir du Chaos qu'incarne Nurgle, il devient plus facile de comprendre ce qui autrement pourrait sembler une nature contradictoire ou même perverse.

D'un côté il est le Seigneur de la Putréfaction, dont le corps est ruiné par la maladie; d'un autre côté il est empli d'une énergie inattendue et d'un vif désir d'organiser et d'éclairer les choses.

Les vivants savent qu'ils vont mourir, et beaucoup savent qu'ils devront vivre avec la maladie ou d'autres tourments, et pourtant ils repoussent cette fatalité dans un coin de leur esprit et l'y remisent avec toutes sortes de rêves et d'activités. Nurgle est l'incarnation de cette connaissance et de sa réponse inconsciente, de la peur cachée de la maladie et de la putréfaction, et du pouvoir de vie généré par cette crainte.

Le 7 est le chiffre sacré de Nurgle, aussi est-il respecté par ses adorateurs sans aucun manquement, car le sombre dieu est intransigeant vis-à-vis des dogmes du culte.

Nurgle est l'ennemi éternel du Dieu du Chaos Tzeentch, l'architecte du Changement. Nurgle et Tzeentch tirent leur énergie de concepts radicalement opposés. Tandis que l'énergie de Tzeentch vient de l'espoir et des vents changeants du hasard, celui de Nurgle vient de l'esprit de défi généré par l'inéluctable. Les deux Grandes Puissances ne ratent jamais une occasion d'opposer leurs forces, depuis les formidables combats dans les Désolations du Chaos jusqu'aux complexes intrigues politiques chez les mortels. Bien que le rang de Nurgle soit inférieur à celui de Khorne ou de Tzeentch, ses pouvoirs ne sont en réalité pas moindre que ceux des autres dieux, mais il est beaucoup moins constant qu'eux. Sa passion est de libérer des épidémies dévastatrices sur le monde, c'est seulement dans ces moments que sa puissance atteint son apogée. C'est à ce stade que ses pouvoirs en matière d'épidémie et de destruction peuvent dépasser les pouvoirs de tous les autres dieux réunis, avant de s'affaiblir à nouveau.
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 12:17

SLAANESH

SLAANESH
Slaanesh, le prince du Chaos, est le plus jeune des dieux du Chaos et le seul à être d'une beauté divine. Slaanesh est séducteur comme seuls les immortels peuvent l'être, maniéré à outrance et désarmant d'innocence. Il est attiré par les mortels qui possèdent beauté physique et charme. Slaanesh est fasciné par tout ce qui est art, musique et sensualité. Il est le maître de la luxure, des passions cruelles, des vices inavoués et des terribles tentations que seul un dieu peut offrir.

Slaanesh est le Seigneur des Plaisirs, la puissance du chaos n'aspirant qu'aux plaisirs hédonistes et au renversement de toutes les règles de bienséance, et ses serviteurs abandonnent toute pudeur et inhibition pour embrasser les possibilités infinies du corps et de l'esprit. Il siège dans un vaste et luxueux palais du Vide ; à ses pieds s'étendent ses serviteurs favoris, s'adonnant éhontément à tous les plaisirs pervers de la chair.

L'incarnation charnelle de Slaanesh est parfaite, Sa beauté est divine, surnaturelle, au point d'en être presque dérangeante : de longues jambes élégantes et une beauté androgyne irrésistible avec son corps hermaphrodite, dont la moitié gauche serait masculine et la droite féminine. Deux paires de cornes dépassent de sa chevelure d'or flottante, et il apparaît généralement vêtu d'une chemise de mailles à franges de velours. Il tient à la main droite le sceptre de jade magique qui constitue son plus grand trésor.

Slaanesh n'est ni masculin ni féminin, il est un amalgame des deux sexes a la beauté troublante et à l'attirance déroutante. On dit que quiconque pose les yeux sur l'image même de Slaanesh devient l'esclave de la beauté du Seigneur des Plaisirs et ne pourra qu'obéir au doigt et a l'?il aux moindres de ses caprices tordus et incompréhensibles. Le simple contact du souffle de ce Dieu suffit à inonder les sens des simples mortels de l'effluve ultime de la jouissance et à neutraliser la résolution du plus déterminé des guerriers en submergeant son âme de lames de pur plaisir. Saanesh sait lire dans les âmes des mortels et tout désir inassouvi de débauche est à ses yeux une lacune qu'il lui faut vite combler pour qu'elles lui soient siennes.

La moindre vibration de la voix de ce Dieu suffit à exciter les sens au point de s'abandonner à une liesse éternelle. Pour les serviteurs de Slaanesh, le monde des mortels est gris et insipide comparé au paradis des sens que leur offre l'affection de leur maître. Certains prétendent que Slaanesh peut être à volonté mâle ou femelle. Mais pour ses séides, il revêt souvent l'apparence d'un jeune homme, imberbe et plein de la sève de la jeunesse.

Le symbole sacré de Slaanesh combine ceux communément utilisés pour l'homme et la femme ; il est cependant rarement arboré par ses serviteurs. Au lieu de cela, ils portent souvent des bijoux aux motifs érotiques. Ses serviteurs se vêtissent de robes le plus souvent ouvertes de façon à laisser la moitié droite de leur poitrine nue, condition requise pour l'exécution de nombre de rituels du culte. Les teintes électriques et pastel sont les principales couleurs portées, bien que le blanc soit lui aussi fréquemment utilisé. Ces couleurs sont parfois portées quotidiennement, bien que leurs teintes puissent varier en fonction des modes du moment. Quelles que soient les circonstances, cependant, les serviteurs de Slaanesh portent des costumes d'une qualité et d'une sensualité rare.

Le 6 est considéré comme étant le chiffre de Slaanesh, aussi tous ses serviteurs l'inscrivent-ils avec ferveur sur de nombreux objets sans distinction de taille. Tout comme pour les autres dieux ténébreux, tout manquement aux dogmes du culte est sévèrement châtié. Le nombre est donc sacré et respecté au plus haut point au sein des confréries du Chaos.

L'attitude de Slaanesh est neutre a l'égard de la plupart des Dieux du Chaos, et il est généralement trop absorbé par ses propres plaisirs pour se soucier d'alliances et d'actions conjointes avec quiconque. Les serviteurs de Khorne, dont la foi en la souffrance et la mort est diamétralement opposée à sa doctrine de plaisir sans limites sont les ennemis attitrés de Slaanesh. Quant aux serviteurs de Nurgle et de Tzeentch, ils sont sujets à sa neutralité habituelle.

Slaanesh est donc le dernier des dieux ténébreux du Chaos, il est néanmoins une pièce importante de l'échiquier divin. Son appui est un élément essentiel d'une alliance entre dieux. Les faveurs de Slaanesh peuvent aisément faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre, lui donnant ainsi une importance disproportionnée par rapport à ses pouvoirs. Néanmoins, sa puissance croît régulièrement et bientôt, le prince du Chaos sera un rival de choix pour les autres dieux.
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# Posté le jeudi 26 mars 2009 12:19